"Cela faisait plusieurs mois que nous vivions à Lomé quand nous avons commencé à travailler au PDH. Ça a alors été une plongée dans un monde souterrain, invisible, avec une réalité difficilement acceptable que certains refusent de voir."

Travailler au PDH, c'est rencontrer quotidiennement des personnes qui souffrent, plus ou moins en silence, il en va ainsi des personnes séropositives ou sidéennes et de toutes les personnes démunies n'ayant pas accès aux soins et à l'éducation. Sous l'initiative d'Antoine (le président de la PDH) chacun s'applique à sa manière d'accompagner ces personnes, avec des moyens souvent limités. Ce soutien matériel, parfois insuffisant, nous laisse souvent dans la frustration, la culpabilité, et c'est alors la chaleur humaine et une attention soutenue à chacun qui doivent l'emporter et accompagner chaque rencontre.

L'intensité de tous ces moments nous marque aussi de manière indélébile, car ils sont de véritables échanges (même si nous ne parlons pas la langue locale ). L'ambiance amicale et conviviale de la PDH est également source de volonté et de bonne humeur, rendant ainsi le travail plus facile.

Maud Parriaut and Amélie Tabary


Je m'appelle Ria, une Belge de 41 ans qui a travaillé à Sydney en Australie pendant ces trois dernières années. De 4 février jusqu'à 24 mars 2004, j'ai travaillé en tant que volontaire de PDH au Togo. Les sept semaines que j'y ai passées sont soldées par activités suivantes :
  • j'ai visité les salles de classes de nos enfants sponsorisés en vue de constater leurs résultats. Au cas où certains élèves étaient absents, je cherchais souvent à m'acquérir des circonstances de cette absence en allant au domicile des élèves concernés
  • j'ai rencontré et discuté avec plusieurs directeurs d'école en vue de payer les frais scolaires
  • j'ai visité des domiciles des malades à qui j'ai remis de l'argent pour assurer leur dépense hospitalière
  • j'ai contacté des personnes qui avaient monté de petites affaires par l'aide de PDH. Par exemple des cafétérias au bord des rues ou des jeunes coiffeuses
  • les lundis, je visitais les dispensaires pour évaluer le nombre de cas de choléra et de polio
  • à PDH, je signale toutes les visites au centre et si nécessaire, je fais une enquête en vue d'établir la vérité autour des doléances d'un malade pour l'aide
  • j'ai aidé PDH à s'entretenir avec nos malades qui viennent chaque semaine solliciter de l'aide. On note ici des gens qui ont besoin d'argent pour régler leur facture de soins médicaux, acheter les médicaments, de vivres, des élèves réclamant une assistance financière pour leur éducation et d'autres en vue d'installer un petit business
  • j'ai produit le bulletin de PDH, "Togo Monde" pour le mois de février
  • j'étais impliqué dans les tâches administratives telle que la rédaction des lettres ou la traduction
  • j'ai aidé à administrer le vaccin contre la polio en début du mois de mars
  • j'ai initié le projet "un cœur pour les enfants du Togo" Ce projet était installé pour satisfaire les besoins émotionnels des enfants

j'avais également de la chance de prendre part à deux semaines de formation sur le VIH/SIDA qui était très professionnelle et instructive.

Ria Martens