La position de PDH vis-à-vis de l'épidémie du SIDA se situe à 2 niveaux :

1 L'éducation en faveur de la prévention
Le principal objectif de notre politique d'éducation est de prévenir la plus vaste expansion du VIH en encourageant le changement de comportement. Ceci se passe souvent sur le plan culturel. Par exemple : nous encourageons la fidélité et le port de préservatifs dans une société où des hommes sont libres d'avoir plusieurs femmes. Une telle coutume est potentiellement désastreuse pour plusieurs femmes dont le mari est infecté par le virus. Nous décourageons la pratique traditionnelle suivant laquelle le frère d'un enfant doit épouser la veuve (lévirat) et celle selon laquelle le veuf doit épouser la sœur de son épouse défunte (sororat). Une telle pratique entraîne des conséquences alarmantes pour le ou la future époux ou épouse au cas où l'ex-époux ou épouse était mort(e) du SIDA.

De tels objectifs sont réalisés à travers des débats tenus régulièrement sur la station de la radio locale, petit groupe d'atelier et des sessions de conseils à titre individuel ou familial.

2 Le soin des malades de SIDA et de VIH
PDH joue un rôle de prise en charge à toute personne qui vient à son centre et qui est déjà infectée du VIH. Nous possédons une modeste variété de médicaments qui sont destinés à alléger la peine causée par ce virus qui attaque le système immunitaire. Nous avons aussi une petite quantité de nourriture énergétique telle que du riz et du poisson sec en stock que nous offrons à nos malades.

PDH prodigue des conseils à ces malades du SIDA qui sont souvent négligés par leur propre famille et époux. Ce comportement est fruit émanant d'une société où la peur et la mal compréhension sur le virus constitue un statut endémique. La majorité des familles togolaises considère le virus comme une malédiction résultant de la prostitution. Un tel diagnostic est caractérisé par la honte dans un pays où les malades du VIH/SIDA sont toujours négligés et souvent abandonnés à la mort comme l'assistance financière est souvent considérablement insupportable par leur propre famille. Nous lançons un appel solennel à l'endroit de ces familles à ce qu'elles prennent soins de leurs malades du VIH/SIDA qui, contrairement à ce que pense la société peuvent vivre encore longtemps.

Chaque année, nombreux enfants au Togo perdent leurs parents infectés du virus du SIDA. Ainsi PDH prend en charge ces orphelins. Nous prenons souvent contact avec des familles qui souhaiteraient adopter ces enfants orphelins. Nous nous assurons que ces enfants reçoivent une éducation bien appropriée. Nous entretenons un contact permanent et de longue durée avec la famille adoptive.